A VOS AGENDAS


Vendredi 1er juin 2018

Conseil d'Administration


Jeudi 21 juin 2018

4e rencontres oncologiques

Asiem - 6 rue Albert de Lapparent - 75007 Paris

20h45


20 et 21 octobre 2018

Congrès des Pharmaciens

Strasbourg

 

 

 

LE MOT DU PRÉSIDENT

Alain Guilleminot

Alain GUILLEMINOT


L'UTIP a, pourrait-on dire, dans son ADN, la vocation d'accompagner le pharmacien d'officine dans l'évolution de son métier.

Cette année encore, c'est près de 200 réunions qui se sont déroulées sur tout le territoire, rassemblant plus de 10000 pharmaciens titulaires, adjoints et équipes officinales : Les sujets abordés allant des pathologies les plus courantes aux traitements complexes en cancérologie.

Demain un nouveau métier.

J'en veux pour preuve les thèmes que nous avons choisi pour les formations des trois derniers congrès des pharmaciens : vaccination , conciliation médicamenteuse et cette année les thérapies ciblées.

Sur tous ces sujets, le pharmacien d'officine, j'en suis persuadé, a un rôle éminent à jouer dans le suivi et l'accompagnement des patients.

Le Bilan de médication retenu dans la convention nationale est pour l' UTIP un événement majeur, en ce qu'il constitue finalement la base de tous nos entretiens actuels et futurs.

Bien évidemment pour remplir cette nouvelle mission et l'insérer dans notre exercice officinal quotidien, l' UTIP sera présent pour vous proposer un enseignement post universitaire qui vous permette d'intégrer ces nouveaux services dans le cadre contraint de l'organisation de votre officine.

L'UTIP en tous les cas saura être à vos côtés pour promouvoir le pharmacien d'officine, Professionnel de santé de proximité quelle que soit son implantation et quel que soit son niveau d'activité.

Infections urinaires bactériennes communautaires : actualisation des recommandations de prise en charge

Pour la cystite simple, la stratégie recommandée reste un traitement probabiliste guidé par une simple BU, sans ECBU préalable. Le traitement fait appel :
    -    en 1re intention, à la fosfomycine trométamol en dose unique, qui cumule maints avantages (très peu de résistance acquise, bons coefficients d’éradication clinique et microbiologique, bonne tolérance, monoprise favorisant l’observance, effet présumé négligeable sur le microbiote) ;
    -    en 2e intention au pivmécillinam pendant 5j (mêmes avantages hormis la durée de traitement)
Aucun choix de 3e intention probabiliste n’est optimal :
    -    il n’est pas recommandé d’utiliser les fluoroquinolones dans cette situation compte-tenu de leur pression de sélection et pour réserver cette classe à des infections plus sévères ;
    -    il n’est pas recommandé d’utiliser la nitrofurantoïne dans cette indication en France compte-tenu de son positionnement réglementaire, lui-même sous-tendu par un risque de toxicité très rare mais grave ;
    -    le taux de résistance pour cotrimoxazole (SMX-TMP) et le TMP est proche de 20 %
Pour les très rares situations où ni la fosfomycine trométamol, ni le pivmécillinam ne seraient indiqués, il est proposé un ECBU pour guider une stratégie d’antibiothérapie documentée selon les mêmes modalités que les cystites aiguës à risque de complication documentées.
Inutile de prévoir une réévaluation systématique, mais il faut conseiller de re-consulter en l’absence de guérison clinique, en sachant que les signes fonctionnels mettent fréquemment 2-3j à s’atténuer. En cas d’échec (persistance des signes sans amélioration après 3j), un ECBU est alors indiqué, avec une stratégie de choix calquée sur celle des cystites à risque de complication.
En cas d’échec et retraitement, ou en cas de cystite à E-BLSE, la durée de traitement n’est pas modifiée dès lors que la souche est pleinement sensible à la molécule utilisée.

Messages clés : cystites simples
•    fosfomycine trométamol en 1ère intention, pivmécillinam en 2e intention.
•    suppression des fluoroquinolones et du céfixime pour le traitement probabiliste des cystites simples.
•    stratégie selon l’ECBU pour les rares situations de double contre-indication à fosfomycine trométamol et pivmécillinam, ou en cas d’échec.

Source : Actualisation des recommandations de prise en charge des infections urinaires bactériennes communautaires,  révisée sous l’égide de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPLIF).
Col., Practice guidelines for the management of adult community-acquired urinary tract infections, Médecine et maladies infectieuses, vol 48, n°5 p 327-358, août 2018)

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