A VOS AGENDAS


Vendredi 16 novembre 2018

Conseil d'Administration

Election du nouveau bureau triennal

 

Jeudi 22 novembre 2018

Entretiens de Galien - Lyon


Mercredi 5 décembre 2018

Finale du prix CCSP

 

Jeudi 6 décembre 2018

Réunion Bureau National

 

 

 

LE MOT DU PRÉSIDENT

Alain Guilleminot

Alain GUILLEMINOT

 

L'UTIP accompagne les officinaux pour les aider à délivrer des messages de prévention auprès des patients

 

La prévention est intimement liée au suivi et à l'accompagnement des patients. Nos cycles de formations sur le bilan partagé de médication comprennent des thèmes (tels que l'observance ou la iatrogénie) qui se prêtent tout particulièrement au déploiement de la prévention. Durant ces formations, nous apprenons au pharmacien à délivrer des messages clairs aux patients sur le suivi de leurs traitements. Quelques informations clés fournis par l'officinal lors des bilans de médication peuvent aider le patient à prévenir la iatrogénie médicamenteuse ou les problèmes d'observance.

 

L'entretien motivationnel est une démarche entreprise par le pharmacien pour amener le patient, de façon naturelle, à prendre les bonnes décisions concernant sa pathologie (par exemple : pour amener une personne asthmatique à arrêter de fumer). Plus le pharmacien se forme, plus il est à l'aise pour mener les entretiens motivationnels. Il acquiert ainsi les bons réflexes pour parler de prévention santé auprès de sa patientèle.


 

Adhésion insuffisante aux traitements anticoagulants oraux dans la fibrillation atriale : la Société française de cardiologie (SFC) et la Cnam alertent les prescripteurs

Une étude de cohorte, réalisée en 2017 par le département des études de santé publique de la Cnam, a mesuré les taux d’arrêt des traitements anticoagulants oraux de près de 35 000 patients avec fibrillation atriale non valvulaire (FANV), à partir des données des bases médico-administratives (Sniiram-PMSI). Qu’il s’agisse des patients débutant un traitement par anticoagulants oraux d’action directe (AOD) ou par antivitamines K (AVK), la fréquence des arrêts de traitement dans la 1ère année suivant le début du traitement est élevée : 1 patient sur 5 arrête son traitement pendant au moins 60 jours. Cette fréquence est encore plus élevée si l’on tient compte du nombre de patients qui changent de type de traitements anticoagulants oraux : elle atteint alors 1 patient sur 3. Et moins d’un patient sur 5 reprend un traitement dans les quatre mois suivant l’arrêt.
La SFC et la Cnam rappellent que :
-    la fibrillation atriale est une maladie grave dont la  mortalité associée à sa principale
complication, l’AVC, peut être en grande partie réduite par la prise d’anticoagulants oraux ;
-    l’adhésion optimale à ces traitements, obligatoire pour assurer leur pleine efficacité, doit ainsi être discutée avec les patients et régulièrement contrôlée, notamment chez ceux traités par AOD pour lesquels un suivi biologique n’est pas nécessaire ;
-    face aux patients ayant décidé d’arrêter de leur propre chef le traitement, une discussion doit être engagée pour comprendre les raisons d’arrêt incluant la recherche d’effets indésirables hémorragiques ou pas, et mettre en place des actions pour améliorer l’adhésion au traitement.
En savoir plus : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/phar.2046
Mémo
La fibrillation atriale touche plus d’un million de patients en France ; elle est associée à un excès de mortalité et reste une des causes principales d’accident vasculaire cérébral ischémique (AVC), d’insuffisance cardiaque et de morbidité cardiovasculaire. Depuis 2012, les AOD (dabigatran, rivaroxaban et apixaban) sont disponibles comme alternative aux AVK dans la prévention des AVC chez les patients atteints de FANV. Ils sont recommandés en première intention par la Société européenne de cardiologie depuis 2016.

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