A VOS AGENDAS


Le 17 décembre 2019

Assemblée Générale Extraordinaire

 

 

 

LE MOT DU PRÉSIDENT

Alain Guilleminot

Alain GUILLEMINOT

 

L'UTIP accompagne les officinaux pour les aider à délivrer des messages de prévention auprès des patients

 

La prévention est intimement liée au suivi et à l'accompagnement des patients. Nos cycles de formations sur le bilan partagé de médication comprennent des thèmes (tels que l'observance ou la iatrogénie) qui se prêtent tout particulièrement au déploiement de la prévention. Durant ces formations, nous apprenons au pharmacien à délivrer des messages clairs aux patients sur le suivi de leurs traitements. Quelques informations clés fournis par l'officinal lors des bilans de médication peuvent aider le patient à prévenir la iatrogénie médicamenteuse ou les problèmes d'observance.

 

L'entretien motivationnel est une démarche entreprise par le pharmacien pour amener le patient, de façon naturelle, à prendre les bonnes décisions concernant sa pathologie (par exemple : pour amener une personne asthmatique à arrêter de fumer). Plus le pharmacien se forme, plus il est à l'aise pour mener les entretiens motivationnels. Il acquiert ainsi les bons réflexes pour parler de prévention santé auprès de sa patientèle.


 

Inhalation de protoxyde d’azote à des fins récréatives (« gaz hilarant ») : l’Anses tire le signal d’alarme

Entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019, 66 intoxications au protoxyde d’azote ont été enregistrées par les Centres antipoison (CAP), notamment dans les Hauts-de-France, en Île-de-France et en Occitanie. En majorité de jeunes hommes, plus de la moitié des usagers avaient entre 20 et 25 ans. Le type de protoxyde d’azote, inhalé via des ballons, était du protoxyde d’azote non médical contenu, en tant que gaz propulseur, dans des cartouches à usage alimentaire (siphons à chantilly) accessibles librement sur Internet et dans le commerce. Les personnes avaient déclaré avoir pris de quelques cartouches en une soirée (avec souvent de l’alcool ou d’autres drogues) à des centaines par jour, pendant plusieurs mois pour certains. Sur les 66 cas, 42 présentaient au moins un symptôme neurologique ou neuromusculaire (paresthésies, tremblements des extrémités, douleurs musculaires...). Cinq personnes ont manifesté des symptômes de gravité forte : arrêt cardio-respiratoire, épisodes de convulsions, coma, myoclonies.
Aussi, l’Agence souligne le besoin de réglementer l’accès et l’étiquetage du protoxyde d’azote pour son usage alimentaire et d’améliorer l’information sur les dangers avérés de l’inhalation de protoxyde d’azote auprès des jeunes consommateurs. Cette réflexion doit s’inscrire dans la continuité du projet de loi adopté en décembre 2019 par le Sénat, visant à protéger les mineurs des usages dangereux du protoxyde d’azote en limitant les volumes de vente, en interdisant sa vente aux mineurs et en proposant un étiquetage spécifique.
En France, à l’heure actuelle, des arrêtés municipaux ont été pris afin d’interdire la vente de protoxyde d’azote aux mineurs et la consommation dans les lieux publics.

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